Longtemps associé à un mode de vie sédentaire, l'infarctus du myocarde touche aussi les femmes, qui décèdent plus souvent de maladies cardiovasculaires. À l'occasion de la Journée mondiale du cœur (20 septembre), la Fédération Française de Cardiologie (FFC) rappelle les signes distinctifs chez les femmes, souvent différents de ceux des hommes.
L'infarctus survient quand une partie du cœur est privée de sang et d'oxygène, due à un blocage d'une artère coronaire par un caillot ou une plaque de graisse et cholestérol. Les symptômes communs aux deux sexes incluent une douleur thoracique intense avec oppression, irradiant vers le bras gauche, ou des vertiges. Chez les femmes, on observe aussi essoufflement ou palpitations à l'effort voire au repos, nausées, vomissements, sueurs, douleurs épigastriques ou fatigue persistante inhabituelle.
La FFC souligne que les femmes minimisent souvent ces signes, les attribuant à du stress, de la fatigue ou des troubles digestifs. « La plupart du temps, elles négligent ces manifestations, les associant à tort à du stress, de la fatigue ou des problèmes digestifs », explique le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la FFC. Elle ajoute : « C'est un vrai gâchis de chance, car les femmes récupèrent plus difficilement. Leurs artères sont plus fines et fragiles, plus difficiles à revasculariser que celles des hommes… » Après un infarctus, les femmes risquent plus de mourir ou de récidiver dans l'année, contrairement aux hommes. Identifier ces signes tôt est crucial pour un traitement rapide. Sachez que tabagisme, pilule contraceptive + tabac, stress, sédentarité, diabète, cholestérol et hypertension aggravent les risques.
Visionnez la vidéo FFC : un casting où des femmes peinent à mimer l'infarctus, pour mieux mémoriser les symptômes…